
UN BÂTIMENT ÉCRAN
Ce bâtiment est composé d’une façade-écran, réplique agrandie de l’écran lui-même. Les panneaux de verre semi-réfléchissants créent une surface sur laquelle se projettent les mouvements de la foule.
LE MONDE INVERSÉ
L’immense concavité circulaire déforme la surface plane de la façade, elle dessine un relief en creux où le monde s’inverse : le ciel se reflète sur la partie inférieure tandis que le paysage anime la moitié supérieure du miroir. C’est une allusion aux optiques des appareils photographiques, aux systèmes de projection et aux lunettes astronomiques.
UN SYSTÈME SOLAIRE
En bas à droite de la lentille, une demi-sphère de 6 mètres de
diamètre semble en lévitation, ou plutôt, en gravitation. L’image évoque irrésistiblement celle de la Terre tournant autour du Soleil, ou de toute autre planète gravitant autour d’un astre qui la
retient dans son champ d’attraction.
UNE ÉCLIPSE À VENIR
Techniquement, l’ossature secondaire de la demi-sphère est fixée
en porte-à-faux sur l’armature principale de la façade. Concavité et
convexité s’opposent, s’attirent et se repoussent comme deux pôles
contraires. De cette dualité naît un mouvement, l’annonce d’une
éclipse à venir.
UNE CHAMBRE OBSCURE
Exhibant indices et signes du spectacle intérieur, la façade préfigure l’événement : l’illusion du relief. L’arrière du bâtiment, qui n’est pas visible depuis le Parc, se présente comme le soufflet d’une chambre obscure ou la boîte d’une lanterne magique.